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28 novembre 2008

Geoffroy Roux de Bézieux : le portrait

27 novembre 2008 : intervention de Geoffroy Roux de Bézieux, Pdg de Virgin Mobile France et Président de l'UNEDIC..

Thème de son intervention : "Salauds de patrons !"

Préalable à cette intervention, le portrait de Geoffroy Roux de Bézieux par Pierre Vallet...

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13 novembre 2008

Notre prochain invité: Geoffroy Roux de Bézieux

Dans le cadre des rencontres du Club Horizons, nous sommes heureux de vous convier le jeudi 27 novembre 2008 de 8h15 à 10h30 au Pavillon Ledoyen, 1 avenue Dutuit 75008 Paris (voir le plan d'accès).

Invité d'honneur : Geoffroy Roux de Bézieux, président de l'Unédic, Président Fondateur de Virgin Mobile.

Geoffroy Roux de Bézieux interviendra sur le thème suivant: "Salauds de patrons?" Itinéraire d'un patron engagé sur tous les fronts.

24 octobre 2008

Prochain dîner du Club: le 5 novembre 2008

Le prochain dîner du Club Horizons aura lieu le mercredi 5 novembre 2008 à partir de 20h au restaurant "Au Petit Riche" - 25, rue Le Peletier - 75009 Paris - Métro Richelieu Drouot ou Le Peletier - Parking Chauchat Offert.

Accès: http://www.aupetitriche.com/

Au cours de ce dîner, Jean-Marie Descarpentries présentera le nouveau projet du Club Horizons.

Cette soirée est réservée aux membres du Club Horizons.

22 septembre 2008

Christophe Rouvière : "Un leadership en berne dans les entreprises"

Comment faciliter l'émergence de nouveaux leaders en entreprise ? C'est la question posée par le quotidien Le Monde dans son édition du 15 septembre 2008. Christophe Rouvière (Finance et Stratégies / Natureo), Président du Club Horizons et Eric Angiboust (FNAC), membre de notre comité de pilotage, répondent à Nathalie Quéruel...

Difficile de sélectionner les dirigeants de demain

Leadership, es-tu là ? Il semble bien que... non. La confiance des collaborateurs dans les managers de leur entreprise décline, comme le montre une étude mondiale menée par DDI, cabinet de conseil en management : en 2008, seuls 37 % des cadres au niveau mondial, et 39 % en Europe, pensent que les "qualités" des leaders sont "excellentes", contre 43 % en 1998.

Ces chiffres n'étonnent guère Christophe Rouvière, président du Club Horizons, une association de dirigeants : "Au vu de l'insatisfaction des salariés au travail, on ne peut que constater un leadership en berne dans les entreprises. Comme si les organisations n'étaient pas conçues pour faire émerger des hommes ou des femmes capables non seulement d'avoir une vision économique, mais aussi de considérer l'entreprise comme un corps social vivant auquel il est nécessaire de donner un but." Pour Eric Angiboust, directeur du développement de la Fnac et membre du comité de direction, s'affirmer comme leader n'est pas une chose aisée dans l'environnement actuel : "Auparavant, dans les entreprises patrimoniales ou familiales, le leadership était incontesté. Aujourd'hui, les organisations plus ouvertes complexifient la position des cadres supérieurs, qui doivent s'imposer, et cela est d'autant plus difficile que les salariés qui attendent beaucoup d'eux n'hésitent pas à critiquer."

Les leaders charismatiques ne naissant pas dans les choux, c'est bien leur identification et leur développement qui semblent toujours à la peine. Pourtant, les entreprises se sont petit à petit dotées de programmes destinés aux "hauts potentiels". Le terme interroge Yvon Minvielle, directeur du Club Stratégies, un cercle de réflexion sur la gestion des ressources humaines : "Il renvoie d'une certaine façon à des dispositions naturelles. Alors que, pour occuper une position de leader, il faut être avant tout un excellent professionnel, même si cela ne suffit pas."

D'autre part, à cause de la faiblesse des systèmes utilisés, leur repérage se fait davantage par conformité avec les pairs et les modes de management de l'entreprise. M. Rouvière estime que l'évaluation de la performance, telle qu'elle est pratiquée, passe souvent à côté des leaders en herbe, car elle ne mesure pas la capacité à "bousculer l'ordre établi, chercher la rupture, déployer une vision personnelle".

Si, comme le pense Bernard Ramanantsoa, directeur d'HEC, le leadership n'est pas "inné, pas plus qu'il ne s'apprend sur le tas, et (que) le succès à un concours n'en donne pas la clé", comment se travaille-t-il ? Les outils pour développer les compétences comportementales tiennent le haut du pavé dans les formations proposées aux cadres. Selon M. Angiboust, elles ne sont pas à négliger pour améliorer la qualité de sa communication, part importante du leadership, mais là n'est pas l'essentiel : "Pour moi, il est d'abord intimement lié à la pertinence de l'expertise. C'est parce qu'on connaît mieux son métier que tout le monde qu'on l'on est en capacité de mobiliser ses équipes sur de nouveaux projets."

Depuis trois ans, HEC a introduit une composante "leadership" dans son MBA, fréquentés par des "hauts potentiels" de toute la planète. Qu'y font-ils ? "Ils réfléchissent, avec d'autres, sur ce qui se passe, répond M. Ramanantsoa. Le leader, contrairement aux managers qui gèrent le quotidien, fabrique de l'avenir. Or, pour formuler des buts, il faut comprendre l'évolution du monde, en étudiant de multiples perspectives : économique bien sûr, mais aussi historique, anthropologique, voire artistique. Ça ne se fait pas en cinq minutes ! Le leadership requiert une certaine ascèse." Et c'est là que le bât blesse : l'ascèse n'est guère à la mode à l'ère du court, du concret et du sur-mesure, où les managers se laissent séduire par les formules toutes faites du style "Développez votre charisme en trois jours"...

Certaines entreprises tentent de renouveler leur approche. Depuis septembre 2007, chez GDF-Suez, les 400 cadres dirigeants du groupe se voient proposer une nouvelle formation, en sus de la palette habituelle : "Il s'agit d'un programme de sept jours destiné à stimuler la réflexion stratégique, explique Vinciane Lampe, directrice au sein de l'université interne du groupe. Il combine d'une part des visites d'entreprises, dans des contextes parfois très différents des nôtres, où la rencontre avec d'autres leaders permet un jeu de miroir assez fructueux et, d'autre part, des échanges avec des professeurs ou des consultants externes". L'objectif de cette "learning expedition" ? Prendre une hauteur de vue stratégique et collective, qui ne résume pas la question du leadership au développement de qualités individuelles de management.

Nathalie Quéruel

18 septembre 2008

Benoit Genuini : le portrait

18 septembre 2008 : intervention de Benoît GENUINI, président de l'Agence Nouvelle des Solidarités Actives, ancien président d'Accenture France devant les membres du Club Horizons.

Thème de son intervention : " Au possible nous sommes tenus. Comment combattre les nouvelles formes de pauvreté? "

Préalable à cette intervention, le portrait de Benoît GENUINI par Pierre Vallet (voir la version vidéo)...

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Mes amis, chers membres de l’élite, l’heure est grave. C’est dans un climat de panique générale que s’ouvre cette séance. A l’heure où je vous parle, AIG vient officiellement de se mettre sous le chapter Eleven, après l’annonce surprise il y a quelques minutes du revirement de la Fed et le retrait de son plan de sauvetage à 85 milliards de dollars… Trop d’actifs douteux, trop de créances incertaines, trop d’inconnues… Les bourses mondiales sont en chute libre et la place financière parisienne accueille la nouvelle avec philosophie, accusant à l’ouverture une chute de près de 4%...

…Non, je plaisante. Tout ça, c’est demain que cela devrait se produire… Mais je vois à certaine mine réjouie, que le malheur des uns fait toujours le bonheur des autres. Comme le disait Jules Renard, il ne suffit pas d’être heureux, il faut encore que les autres ne le soient pas… Et il semblerait qu’en ce moment, la roue tourne…

J’imagine bien que ce cynisme est étranger à notre invité du jour qui semble animé par une charité singulière. Bien heureux les miséricordieux…

C’est néanmoins à l’heure où les anciens riches deviennent de nouveaux pauvres, appelant chacun d’entre nous à plus d’humilité, que nous recevons Benoit Genuini, un citoyen engagé dans la lutte contre la pauvreté…

Dsc_7906[ndlr : ci-contre, photo Benoit Genuini - copyright Club Horizons 2008]Résumons votre parcours. Il est assez simple. Polytechnicien, vous êtes rentré chez Accenture – à l’époque Andersen Consulting - en 1976. Vous y resterez près de 30 ans. En 1995, vous devenez Président d’Accenture France, au sein de laquelle vous créez un an plus tard une Fondation dédiée au mécénat culturel et au soutien d’actions caritatives dans le domaine de l’éducation et de l’accès à l’emploi. Des enfants de Calcutta à ceux du Mekong, du foyer Saint-Vincent aux passerelles numériques de Phnom Penh – un projet de formation professionnelle au Cambodge que vous présidez toujours -, vous y ferez vos classes solidaires et vous initierez à l’action sociale…

Puis, en juillet 2005, vous rencontrez Martin Hirsch alors Président d’Emmaüs. Il a dans ses cartons un projet d’association, une «machine de guerre» qui permettrait de mettre en œuvre les mesures de son « rapport sur la pauvreté », rapport encensé par toute la classe politique puis gentiment mis aux oubliettes. Idée 1ère de ce rapport : mettre en œuvre des actions locales, expérimentales, innovantes, originales de lutte contre la pauvreté, en partenariat avec les pouvoirs publics et les entreprises. Cela peut paraître assez bête, mais dans un pays comme la France, où l’égalité est une religion et le Centralisme parisien un dogme, l’expérimentation locale reste une révolution…

6 mois vous suffiront pour dire banco. En janvier 2006, vous quittez vos fonctions et co-fondez avec Martin Hirsch l’Agence Nouvelle des Solidarités Actives. Sous-titre : au possible, nous sommes tenus…

Alors avec cette association, nous sommes aujourd’hui au cœur de l’actualité puisque la 1ère mesure que vous expérimenterez sera le RSA, pour Revenu de Solidarité Active. Mais avant de vous parler du RSA, quelques chiffres, histoire de mettre en perspective la société française et prendre la mesure d’un problème que l’on perçoit parfois mal depuis les salons dorés des 7e et 8e arrondissement…

Le seuil de pauvreté en France statistiquement est de 780€. 7 millions de personnes dont 2 millions d’enfants, vivraient en dessous de ce seuil dans notre pays… Le SMIC, lui n’est pas bien loin. Il est un peu au-dessus de 1000€ net. 17 % des salariés français sont payés au smic, 40 % au-dessous de 1,5 smic. Pour ne rien arranger, la crise du logement déchire le tissu social : selon la Fondation Abbé Pierre, il y a 3 millions de mal-logés en France, dont 2 millions dans des « conditions indécentes » et 100000 SDF.

Voilà déjà quelques repères. Revenons maintenant au RSA. Son principe ? Proposer aux RMistes et aux allocataires de minima sociaux de se dégager de la « trappe à inactivité » en conservant quelques mois une partie de leurs aides. Prenons deux exemples plus concrets.

Admettons que je sois au RMI. Je vais devoir me débrouiller avec 447€ par mois. Si je reprends un travail à quart temps, je toucherai 394€ et mes revenus auront baissé de 53€, près de 15%. En revanche, avec le RSA, je gagnerais 553€. Une augmentation de mes revenus de 106€.

Un autre exemple, peut-être pour illustrer les effets de seuil et le casse-tête des droits connexes au RMI… Prenons un couple de RMIstes sans enfant. Il perçoit 661€ net. Prendre un travail au SMIC ? Avec l’obligation de renoncer à la Couverture Maladie Universelle, de payer plein pot son gaz et son électricité, de perdre ses avantages logement, de payer sa taxe d’habitation ou sa redevance télé, d’abandonner sa prime de Noël, et s’il habite en Ile-de-France, de tirer un trait sur sa Carte orange gratuite – une économie de 142€ / mois ! Sans compter que, pour certains, se posent des problèmes de garde d’enfants. Le jeu de la dignité en vaut-il la chandelle ?

C’est tout l’enjeu du RSA : redonner aux RMIstes un intérêt réel à reprendre une activité… Il est également conçu pour lutter contre la pauvreté au travail. Ainsi, le RSA généralisé sera ouvert aux 1,7 millions de travailleurs pauvres qui ne touchaient jusqu’à maintenant aucune aide au titre des minimas sociaux en raison de ces mêmes « effets de seuil ».

Au total, trois millions de foyers vont ainsi percevoir le RSA…

Le surcoût pour l’Etat ? Au delà des 7,5 milliards mobilisés au titre des minimas sociaux, il sera de 1,5 milliards d’euros supplémentaires pour les seuls six derniers mois de 2009 soit probablement autour de 3 milliards les années suivantes. Une augmentation de 40% des fonds de l’Etat pour l’insertion et contre la pauvreté.

Un effort louable qui pour le moment n’a qu’un défaut : son mode de financement. En l’état actuel des débats, le bouclier fiscal étant sanctuarisé, les 15% des ménages les plus riches de France partageront la bonne fortune de ne point contribuer à ce système de solidarité. Quand on vous parlait de nouvelle solidarité, c’est effectivement inédit et décidément Coluche avait bien raison : il vaut mieux taxer les pauvres, ce sont eux les plus nombreux…

Mais revenons à l’ambition initiale de l’Ansa : éradiquer la pauvreté. Comme aurait dit le Général, « Vaste programme ». Un autre monde serait-il possible ? Une France sans RMIste ??? Eh, pourquoi pas ? Dans ce combat acharné, votre méthode, l’expérimentation et l’adoption des bonnes pratiques locales – une thématique dont Alexandre Jardin est venu ici même nous parler il y a quelques mois avec un enthousiasme communicateur – me laissent à penser que vous pourriez obtenir des résultats inattendus.

Reste que vous ne vous attaquez malheureusement qu’à une forme restreinte de pauvreté, celle des sans-le-sou, des sans-abri, des sans-rien-du-tout…

C’est très nobles, mais permettez-moi, il y a d’autres formes de pauvreté qui mériteraient un regard plus appuyé… Regardez les pauvres d’esprits ou, si vous êtes sarkozyste, les pauvres cons… Ils sont certes sympathiques et bienheureux au Royaume des Béatitudes, mais sincèrement, si vous pouviez ne serait-ce que tenter d’agir à la marge, je serais preneur… Et pour tout vous dire, ces pauvres là me semblent tellement nombreux cette année qu’on a l’impression que ceux de l’année prochaine sont déjà là.

Quant aux pauvres de cœur, la tache semble immense et je vous prédis un avenir bien sombre…. Sachez qu’ils sont légions et qu’en la matière, je doute fort que vous parveniez prochainement à éradiquer l’espèce. Enfin, précisons tout de suite pour qu’il n’y ait aucune ambiguïté, que ces propos ne vous visent nullement. Qu’on ne compte pas sur vous pour jouer les Mère Térésa à 10 000€ / mois… Ainsi, je rappellerai que vous avez quitté un job a priori lucratif pour assurer bénévolement la Présidence de l’Ansa…

Alors, des pauvres de cœur, certes on en compte une foultitude, mais rassurez-vous, Monsieur Genuini, la dernière heure arrivée, vous nous quitterez probablement plus riche que nombre d’entre nous…

17 septembre 2008

Les Membres du Club

Président du club :

Christophe Rouvière – Président, Finance et Stratégie

Vice-Présidents du club:

Florence de Haas - Vice-Présidente Développement France, Publicis Consultants

Eric Bertier - Associé et Directeur des Ressources Humaines, PricewaterhouseCoopers

Liste des membres du Club :

Jérôme Adam - Fondateur et dirigeant, EasyLife Conseil

Stéphane Albernhe - Senior Partner, Roland Berger Strategy Consultants

Alexandre Almajeanu - Co-fondateur,  VoyagerMoinsCher.com, Dsiderata

Eric Angiboust - Directeur du Développement, FNAC Group

Gregory Areinx - Associé, Le Traiteur du Marais

Edward Arkwright - Directeur de cabinet du Président, Caisse des Dépôts et Consignation

Maurizio Arrigo - Directeur Associé, Quilvest France

Sabine Astié - Chef de projet, IdVectoR

Michael Azencot - Directeur Associé,  Financière Cambon

Pierre Beffa - Consultant, Publicis Consultants

Xavier de Bernede - Fondateur et Président, Gaia Conseil et Fondation Capital Stratégies

Edouard Binier - Directeur Général , Assisteo France

Richard Binier - Responsable M&A , Assisteo France

Jean-Christophe Bouchard - Avocat Associé , Franklin

Nicolas Boudeville - Ixis Environnement , Responsable du fonds FIDEPPP

Michaël Boumendil - Président , Sixième Son

Jean-Claude Brdenk - Directeur d'exploitation , Groupe Orpea

Laurent Bremond - Responsable Organisation & DRH , Invensys Process Systems

Laurence de Cazotte -  Accompagnement et Développement personnel

Renaud de Cazotte - Directeur Marketing , Alcatel Mobile

Régis Charpentier - Président , Sail Incentive

Jean-Baptiste Charley - Managing Director , Morgan Stanley

Christophe Choquart - Managing Director , HSBC Global Market

Mario Choueiry - International Marketing & Export Director , EMI Music

Jean-François Connan - Vice-Président Operations Asia , Thalès International

Thierry Dallard - Direteur des investissements senior , Meridiam Infrastructure

Thomas Defaye - Directeur du Développement et des Partenariats , Microsoft France

Bernard Deforge - Associé , PricewaterhouseCoopers

Diégo Diaz - Directeur Marketing et Développement , Bombardier Transport

Laurent Diot - Président Directeur Général , Nexity International

Rémi Pierre Drai - Avocat à la Cour , Drai et Associés

Bertrand Drouot L'Hermine - Directeur de la stratégie , Gravitation

Thibault Durieu - Directeur Général , Groupe Durieu

Olivier Duverdier - Cofondateur, Directeur Général Délégué, Agrogénération

Charlotte Duthoo - Directrice des achats, Groupe Publicis

Marc Gaffajoli - Directeur Général, Aéro Services

Jacques Galvani - Vice Président, Publicis Consultants

Antoine Gérigne - Responsable Comptes Stratégiques, DALKIA - Cofondateur du portail up2green.com

 

Xavier Girre - Directeur général adjoint, Veolia Transport

Eric Giuily - Président - Publicis Consultants worldwide

Yves Goldschild - Directeur département épargne entreprise - Dexia Asset Management

Nicolas Goldzahl - Fondateur et Directeur - Factory-Design.fr, Anders-Paris.com & Anders-France.com

Thomas Guittet - Directeur adjoint de la stratégie - Dexia

Anne Jourdain - Directeur du secteur Energy Utilities & Chemicals - Capgemini Consulting

Philippe Jourdan - Fondateur - Panel on the Web SA

Laurent Karila - Avocat Associé - Karila & Associés

Sylvain Kern – Associé - CHK

Pierre Kosciusko-Morizet - Président Directeur Général Fondateur - Price Minister

Fabrice de L’Epine - Directeur Général - Première Ligne

Caroline Lamy - Gérante analyste - CIC

Laurence Le Blanc - Directrice des grands projets - RATP Développement

Carole Le Gall - Directrice Energie, Air et Bruit - Agence de l'Environnement et de la Maîtrise de l'Energie (ADEME)

Lydie Le Ninivin - Directeur Conseil - Publicis Consultants

Florence Lepany-Duval - Directeur associé - Publicis Consultants

Thierry Lescure - Directeur Stratégie Internet - Reed Business Information

David Lozano - Fondateur - Greenrepublic.fr

Grégory Mager - Directeur Général CEO - Parfum d’Image

Stanislas Magniant - Consultants - Publicis Consultants

Vincent Mahé -Directeur - BNP Paribas Corporate & Investment Banking

Alexandre Menais - Directeur Juridique et des Partenariats, Ebay International

Guillaume de Menthon - Directeur Général - goFluent

Alexandre de Metz - Président fondateur, Yellow Korner

Blaise Mistler - Responsable des relations internationales - Groupe Canal +

Cédric Moindrot - Associé - Le Traiteur du Marais

Blandine de Montlivault - Directeur de l'Audit Interne - Groupe SFR

Alexis Mourot - Général Manager - Christian Louboutin SA

Françoise Onno - Ingénieur Développement - Arcelor Mittal

Lucas d'Orgeval - Avocat Associé - Richards Butler

Julien Pagezy - Président fondateur - Aqoba, Kdovino.com, Editea.com

Alexandre Pailloncy - Associé - PricewaterhouseCoopers

Vanina Paoli Gagin - Avocate - Secrétaire Générale - Réunion Administrative des Sénateurs non inscrits

Xavier Piechaczyk - Sous Directeur - Ministère de l'Equipement Direction Générale des Routes

Paul-David Régnier - Vice Président du développement international - Masa Group

Albane Rouvière - Conseil en gestion privée - Gestion Privée

Thibaut de Saint Sernin - Avocat associé - Saint Sernin Société d'Avocats

Monica Santalena - Avocate associée - Selarl Santalena

Jean Sayag - Avocat associé - Landwell & Associés

Xavier Tassel - Directeur - Kroll Talbot Hughes

Rémi Tereszkiewicz - Directeur Marketing & Businesss Development - Netgem

Pascale Tomelka - Associée -PricewaterhouseCoopers

Nicolas Toussaint-Barranger - Avocat associé - NTBLaw

Olivier Tyl - Notaire Associé

Bernardine Tyl-Gaillard - Avocate associée , Avocavenir

Pierre Vallet - Consultant en communication online , On&Off

Marc Vannesson - Conseiller , Groupe UMP Assemblée Nationale

Flore Vasseur - Ecrivain et Entrepreneur , Trendspotting

Béatrice Viannay-Galvani - Avocate - Déléguée Générale , Club Horizons

Philippe Vogt - Associé , PricewaterhouseCoopers

Isabelle Wekstein-Steg – Avocate associée, WAN Avocats

Nicolas Wallach - Directeur Activité Hôtellerie , NEXITY

Mung-ki Woo - Vice Président Payment &Contactless, FT- Orange Group

Membres d'honneur:

Luc de Belloy - Directeur Fondateur - Performance et Harmony

Jean-Paul Ebanga - Directeur Général - PowerJet

Philippe Hayat - Professeur- ESSEC / Président fondateur - 100.000 Entrepreneurs

Bernard Rubinstein -  Président - Groupe Prisme


 


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Vous souhaitez nous rejoindre ? Faîtes acte de candidature.

11 septembre 2008

Notre prochain invité le 18 septembre 2008 : Benoît GENUINI

Dans le cadre des rencontres du Club Horizons, nous sommes heureux de vous convier le jeudi 18 septembre 2008 de 8h30 à 10h30 au Pavillon Ledoyen, 1 avenue Dutuit 75008 Paris (voir le plan d'accès).

Invité d'honneur : Benoît GENUINI, président de l'Agence Nouvelle des Solidarités Actives, ancien président d'Accenture France.

Benoît GENUINI interviendra sur le thème suivant: "Au possible nous sommes tenus. Comment combattre les nouvelles formes de pauvreté?"

27 mai 2008

Soirée cocktail le 19 juin au Café Barge

La prochaine soirée du Club Horizons aura lieu le jeudi 19 juin 2008 au Café Barge (5 port de la Rapée 75012 Paris - Métro : Gare de Lyon, Bercy - Parking privé et service voiturier - plan : http://www.cafebarge.com/index.php?id=4 ).

La soirée cocktail commencera à partir de 20h. Cette soirée est réservée aux membres du Club Horizons et leurs conjoints.

21 mai 2008

Philippe Chalmin : le portrait

15 mai 2008, intervention de Philippe Chalmin - Président de CYCLOPE et Président du DESS Affaires internationales de l'université Paris Dauphine - devant les membres du Club Horizons.

Thème de sont intervention : le choc de la rareté, marchés et incertitudes.

Préalable à cette intervention, le portrait de Philippe Chalmin par Pierre Vallet...

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Philippe CHALMIN, bonjour...

Vous être Président de CYCLOPE, une société d'étude spécialisée dans l'analyse des marchés-mondiaux-des-matières premières. Vous êtes consultant auprès d’organismes internationaux (OCDE, CEE, CNUCED). A ces différents titres, vous êtes considéré comme LE spécialiste français de la question des matières premières. Vos tribunes dans la presse font autorité, vos ouvrages référence.

Vous êtes également professeur et Président du DESS Affaires internationales de l'université Paris Dauphine où vous tentez d’inculquer à des têtes bien faîtes qu’on voudrait bien pleines les rudiments des marchés…

Alors de quoi allons-nous parler ce matin ? Si j’ai bien compris d’une situation inhabituelle. Ainsi, notre invité l’affirme, sur les 30 dernières années, il n’a jamais connu pareille conjoncture. Et le seul mois qui vient de s’écouler est de ce point de vue tout à fait exceptionnel : pétrole, charbon, minerai de fer, blé, soja, étain, cobalt… ont battu des records et atteint des niveaux de prix que peu d’analystes auraient imaginé il y a quelques semaines seulement.

Dsc_6888[ndlr : ci-contre, Philippe Chalmin - copyright Club Horizons 2008] On sait que cette tension soudaine peut être interprétée sous différents auspices. Certains nous disent par exemple que les prix du blé font simplement l’objet d’un rééquilibrage. Car depuis une soixantaine d’année, les prix agricoles s’érodent, baissent par rapport au pouvoir d’achat des ménages, baissent en dollars constants comme en euros constants et la hausse du prix du blé en 2007 ne serait donc qu’un retour au juste prix, celui du cours américain de 1997 ou de celui de 1991 en euros constants. Même constat pour le maïs, le sucre, le riz…

Oui, mais alors, devrions-nous nous réjouir ce ces émeutes de la faim qui ont éclaté aux 4 coins du Globe ? Certes non, mais certains observateurs auront noté que cette fois-ci, il y a des caméras. Tout cela se passe en ville quand la misère traditionnelle des champs – ces ¾ des 750 millions de personnes qui souffrent de la faim - est silencieuse, dispersée, sous le boisseau…

Ce rééquilibrage se doublerait même d’un phénomène de ralentissement de l’exode rural, le prix de vente des denrées alimentaires locales étant LA variable qui accélère ou ralentit la fuite des paysans vers la ville… Ce ralentissement pourrait ainsi aider la planète à passer le cap de l'industrialisation à marche forcée de certains pays en développement qui conjuguée à une forte croissance démographique tire inéluctablement la demande à la hausse….

Je parle ici de ces produits agricoles dont on constate parfois avec dépit qu’ils sont aussi de véritables produits financiers, des valeurs refuges voire spéculatives… Rappelons qu’à la City, sur les seuls mois de janvier et février de cette année, le volume des contrats à terme sur l'ensemble des matières premières a augmenté de 65 % par rapport à la même période en 2007…. « Et tu as gagné combien cette année sur l’or vert ? Une vingtaine de millions de morts supplémentaires, et toi ? »

Et Philippe Chalmin, de dénoncer notre conception non nourricière de l'agriculture et ce «mythe du paysan jardinier», ce sympathique personnage qui participerait plus de l’aménagement décoratif du territoire que de la production de denrées comestibles.

Sans compter la part des cultures destinées à produire de l’éthanol ou du bioéthanol qui si vous me passez l’expression alimente la spéculation. Oui, car pour lutter contre le réchauffement climatique nous avons décidé de ne plus cultiver pour nourrir mais pour nous déplacer. On savait que « partir c’est mourir un peu… », il semble que nos déplacements y contribueront un peu plus chaque jour…

…Reste d'autres matières, qui nous concernent peut-être plus en tant que simples consommateurs parce que je ne sais pas pour vous mais moi, je n’ai jamais vraiment eu beaucoup de blé ni d’oseille… Oui, au-delà de l’or vert, je veux vous parler de cet or noir qui semble destiné à faire fondre notre pouvoir d’achat comme neige au soleil…

Jeudi 8 mai, le baril fleuretait avec la barre des 125 dollars. Les analystes de Goldman Sachs ont jugé de leur côté que le prix de l’or noir pourrait atteindre 150 voire 200 dollars dans les 6 à 24 mois…

Ces prévisions menaçantes ont poussé les investisseurs à acheter encore plus de « barils papier » ce qui aurait fait monter d’autant les cours …et les profits des intervenants de poids sur les marchés pétroliers – parmi lesquels Goldman Sachs. L’histoire du pompier pyromane a de beaux jours devant elle.

Alors bien sûr, on peut chausser ses lunettes roses, penser que 78% de la production française d’électricité vient du nucléaire ce qui nous place au premier rang mondial en la matière et voir dans la flambée du pétrole « Une chance pour la France » comme le titrait le Figaro Magazine en novembre 2007. « Une chance pour la France ». Pardonnez-moi, mais parfois, ce petit égocentrisme français me donne un peu la nausée. Ils auraient aussi pu titrer « Un malheur pour le reste du monde ». Alors, je sais, comme le disait Jules Renard, « il ne suffit pas d’être heureux, il faut encore que les autres ne le soient pas », mais tout de même, l’indécence a des bornes au regard des valeurs d’humanisme et d’altruisme que la France, cette vieille Nation, prétend incarner…

…Mais allez, j’aurais certes souhaité poursuivre plus avant ces considérations philanthropes mais je ne voudrais pas me retrouver dans le rôle du mauvais convive et vous laisser le croissant en suspens en travers des amygdales… Christophe, Florence, mes amis, je vous en prie, resservez-vous. La pénurie nous guette, ce serait bête de gâcher…

D’autant que sans vouloir jouer les mauvaises augures, il semble que l’heure soit proche où nous devrons tous reprendre la chasse au gaspi, une espèce qui s’était fait aussi rare que le dahu ces dernières années mais qui après l’ours des Pyrénées et le loup du Mercantour, en catimini, sans faire de bruit a été réintroduite sur le territoire national et devrait faire un come-back fracassant dans nos vies…

Alors vous me trouverez peut-être pessimiste, mais je que voulez-vous, je suis soutien de famille et l’on n’est jamais trop prudent. J’ai presque fini mes stocks de sucre de la première guerre du Golfe, il est temps de reconstituer les réserves. Et c’est peut-être la seule bonne nouvelle de cette matinée, nous le savons tous ici, en période dé pénurie, le génie français a toujours su s’exprimer pleinement. Si nous n’avons pas de pétrole, nous avons des idées. Le système D, le marché noir, dès que ça tourne mal, ici on sait se débrouiller.

Je vais même vous confier un petit secret : si vous pouviez voir la taille du doggy bag de notre cher Président Christophe Rouvière lorsqu’il quitte ce modeste établissement, vous comprendriez tout de suite ce que la Traversée de Paris veut dire.

Et comme je suis toujours à l’affût des bonnes pratiques, moi, j’ai pris mes responsabilités, organisé une antichambre à défaut d’une salle des marchés, entamé les négociations et je peux vous l’affirmer, le cours du croissant 2e main n’a pas fini de grimper.

…Mais je parle, je parle et vous me direz, à quoi bon économiser sur tout si c’est pour gaspiller sa salive. Allez, rideau, mon triporteur est mal garé et j’ai ma tournée des hôtels particuliers du 8e qui prend du retard. Oui, je me suis lancé dans un nouveau business : la soupe d’Arlequin et si je ne me dépêche pas, les bonnes gens vont mettre les meilleurs morceaux à la poubelle. Ce serait dommage, car après, les opérations de raffinage me prennent un temps fou et ça fait monter le prix du baril… Non, non, ne vous moquez pas, dès 1945, Paul Valery écrivait : « le temps du monde fini commence ». Eh bien je vous le garantis, marchand d’Arlequin c’est un métier d’avenir et un jour ou l’autre, ici aussi, tout le monde finira par aller à la soupe…

05 mai 2008

Notre prochain invité: Philippe CHALMIN

Dans le cadre des rencontres du Club Horizons, nous sommes heureux de vous convier le jeudi 15 mai 2008 de 8h30 à 10h30 au Pavillon Ledoyen, 1 avenue Dutuit 75008 Paris (voir le plan d'accès).

Invité d'honneur : Philippe CHALMIN, Président de CYCLOPE, société d'étude spécialisée dans l'analyse des marchés mondiaux des matières premières et Président du DESS Affaires internationales de l'université Paris Dauphine.

Philippe CHALMIN interviendra sur le thème suivant: le choc de la rareté : marchés et incertitudes.